
PIERRE HORN MAITRE EN ARTS DIVINATOIRES ET PHENOMENES VIBRATOIRES
MESSAGE
Quand enfin… !
Les sommets sont atteints…
Il faut condescendre…
à se retourner…
Et se baisser…
Pour tendre la main…
A celui qui…, n'a su …ou pu…
S'élever sur la marche…
La plus haute du temple…
De la connaissance…
Pierre Horn.
La Fuite en Avant
Une biographie …
Une Vie Dense …
Intense…
Mouvementée…
Souvent Incohérente…
Passionnante…
Des dizaines de titres…
Et finalement…
Le seul résumant le tout…
Correspondant à cette vie accidentée…
Et… vue de ma fenêtre…
UN ACCOUPLEMENT QUI FERA DATE
En Ce Temps Là… (1938) mes géniteurs, atteints d’une frénésie copulatoire, ont… volontairement ou non… décidé de lancer une course de spermatozoïdes. Il y eut plusieurs millions de participants sur la ligne de départ… !
C’est Môa qui eu le privilège de passer la ligne d’arrivée le premier… de claquer la porte de l’ovule à celui qui me suivait… !
De commencer à m'établir pour une durée de 270 jours environs… !
Appareiller un spermato et un ovule n’est pas gage de réussite à la sortie… ! Regarder « une fois » tous les branquignols qui satellisent autours de vous… !
Au jour d’aujourd’hui… (J’ai 71 ans), après des avatars sans nombres que je vais vous narrer…cela veut dire … je sais de quoi je cause… !
Sitôt que l’embryon de mon cerveau fut constitué, je me rendis compte immédiatement que se serait la pièce maîtresse de mon assemblage.
Jour après jour je constatais l’évolution de mon anatomie. Comme j’avais la tête entre les genoux, je vis l’appendice queutale se développer et qui annonçait clairement que se serais un décapsuleur impénitent… !
Impénitent… car cette caractéristique me coûtât chère… ! À telle enseigne… qu’elle me coutât Tout… !
À part mon cerveau et ma verge le reste de mon agencement fut équilibré… c’est à dire … exceptionnel… !
Mais être exceptionnel n’est pas évident pour évoluer dans un monde de « bœufs clonés. »[i]
J’ai pourtant tout essayé. J’ai galéré dans la joie et la bonne humeur ! J’ai gagné beaucoup de sous, j’ai tout perdu… mais… que je suis content… !
Arrivé à la fin de la quenouille… je tapuscrit quand même avec un toit au-dessus de ma tête… et peux mettre un quignon de pain à tremper dans ma soupe … !
Mes neurones sont encore comme ils l’ont toujours étés, en Vibrations…en excitation ! Je dirais même… en fibrillation… ! Toujours plusieurs idées divergentes… novatrices… émergent en même temps dans mon disque dur ! Et tout ça … 20 ans avant les autres.
Lorsque j’étais dans le tempo et que mon entreprise réussissait, j’étais seul aux commandes, mal accompagné, que ce soit par mes femmes ou mes assistants.
Lorsque je faisais commerce… trop de clients me faisaient dépérire ! « De guerre las ! » Tout seul je mettais à la faute. Ne vous leurrez point… je ne me plains pas… j’explique… !
Certains m’ont connu sous mon nom patronymique (LAMPERT Pierre) fils de Pierre, petit-fils de Pierre etc.… !
Depuis 1980 j’ai fais légaliser le nom maternel, plus intéressante dans l’arbre généalogique.
Cela à été aussi pour me singulariser, car, j’ai pris professionnellement un virage à 180° en entrant dans l’ésotérisme… dans le début des années 1980.
Ils m’ont permis de finaliser le personnage… le vrai Pierre HORN était né… !
Ils m’ont permis de commettre plusieurs ouvrages et logiciels… dans les…
Arts Divinatoires Et Phénomènes Vibratoires.
Donc… ! Vous pourrez lire sur mes documents officiels
… « LAMPERT dit Pierre HORN »
Et Pierre Horn c’est…
50 métiers …
28 pays pour ses activités…
10 femmes…
J’ai marié… avant de partir pour 28 mois d’armée…et… pour 21 ans de bagne… une Belge de Namur. La fin tragique de nos pulsions et convulsions se consumât à Waterloo !
Ensuite 8 concubinages… tous éphémère… !
Et…finalement…j’ai marié une Moscovite évadée de sa Russie natale…Tania Poliakova… ça s’est terminé comme pour l’armée de Napoléon… dans la Bérézina !
CHRONIQUE DU MOIS D AVRIL 1938
- 1er avril :
- Mise sur le marché du café instantané « Nescafé » mis au point en 1937 par les chercheurs de l'entreprise Nestlé, en Suisse.
- 5 avril :
- Le ministre socialiste Indalecio Prieto quitte le ministère de la défense sans avoir pu endiguer l'influence communiste et soviétique dans l'armée.
- 8 avril :
- Démission du président du Conseil Léon Blum (2).
- 10 avril :
- Un plébiscite légalise le rattachement de l'Autriche au Reich nazi avec 99,75 % des voix. Les opposants et les Juifs sont immédiatement traqués et internés.
Pendant ce mois d’avril 1938, mes géniteurs ne se sont pas souciés de toutes ces chroniques … eux… y baisaient… !
Un Homme Vrai.
Le bon Pasteur conduit son troupeau de brebis à travers le temps,
À travers les nations depuis des siècles et des siècles.
Certes, les Pasteurs se sont succédé et les moutons aussi.
D'herbage en herbage maigre ou gras ;
Rencontrant au fil des temps
Des Pasteurs et moutons venus d'ailleurs.
Chacun, qu'il soit homme ou bête,
S’est croisé et métissé.
Je suis moi-même issu de ces croisements,
Probablement venus de l'Orient
À travers différentes nations.
Les transhumances se faisant de pâturages en herbages,
De pré en prairie, de parc en pacage,
De lande en savart.
Pasteurs, Pâtres et Pastourelles,
Bergers et Bergères
Ainsi que les brebis et béliers se sont énamourés.
De ces amours de transhumances
Un jour Saint…je suis né !
Un matin Pasteur et un autre Bélier,
Je me suis toujours débrouillé
D’être devant ou sur les côtés.
Ne supportant pas de suivre bêtement celui qui me précédait,
N’admettant pas d'être par celui qui suivait, reniflé… !
L'horizon pour moi doit être dégagé,
Je veux savoir où je mets les pieds.
N'ayant confiance en personne,
Je veux savoir où je vais et d'où vient le vent mauvais.
A travers différentes dynasties,
J’ai génétiquement hérité;
De la santé, de l'intelligence et de la modestie !
D’esprit d'à-propos en cas de nécessité.
Capable de contourner les obstacles,
Quand bien même elle continue !
Armé dés ma naissance d'une forte résistance,
Je n'ai peur de rien et surtout pas de mon destin.
Si d'aventure survient un orage,
C’est en fait de ma peur que me vient le courage.
Des cinq dernières générations,
Sont nés sept différentes nationalités.
De mes amours sont nés quatre enfants,
Qui n'ont pas échappé à la loi de ma famille,
Celle des mutations.
De mon Pâtre de père, de ma Pastourelle de mère,
Sont nés sept moutons.
Deux sœurs et un frère avant moi,
Deux sœurs et un frère après.
Je suis donc le pivot ou, de la balance le fléau,
Ne me confondez pas à celui d'Attila.
Ma vie pérégrine a été celle d’un Bélier,
Même si Capricorne, ascendant Capricorne je suis né.
Paris 1994.
Naissance d’un Illustre inconnu...
Nous sommes le 14 janvier 1939.
Soudain…un « cri »… !
Nous sommes à Amnéville …en Moselle… La Lorraine… si vous préférez !
Il est 7 heures du matin… d’où, les sirènes hurlantes qui appelaient les esclaves à remplir leurs rôles… le son mélodieux des sirènes… surmonté par le « cri » provenant de la maternité d’Amnéville sise entre Metz et rombas.
Ce cri est un cri revendicatif… !
À peine sortie de la poche nourricière…prenant son premier bol d’air il rejoint le son des sirènes, et sa sirène à lui, il la fera entendre jusqu’à son dernier bol d’air… !
Aujourd’hui, (71 ans) ce « cri » tapuscrit sur la toile…[i] ce « cri » dis-je … n’a rien perdu de sa goualante, mais encore… il sait par expérience, qu’il a eu raison de gueuler comme un âne quand l’autre l’a prit par les pattes en le secouant la tête en bas !
Des sirènes il en a entendu pendant toute sa petite enfance… puisque nous sommes début 1939.
Un petit moustachu, pas loin de là, de l’autre côté du Rhin prépare ses petits soldats qui vont nous envoyer du plomb pendant quelques années sur nos têtes, pourtant, pas plus antipathique que la sienne… !
Tiens…cher lecteur… ! Pour compléter le tableau… ce « cri » se prénomme… Pierre.
Astrologiquement parlant…, il est Capricorne puisqu’il est né en janvier… Ascendant Capricorne puisqu’il est né à 7 heures du matin… ! En chinois, cette année là ça nous donne…le Signe du Tigre !
Maintenant notre « cri » qui se prénomme Pierre, a terminé sa boucle en tant que « travailleur obligatoire » selon la loi des 168 trimestres…ou à peu près, il a terminé la partition en tant que…
Professeur en « ArtsDivinatoires Et Phénomènes Vibratoires »,
Il va vous faire son Thème, en abrégé bien sûr…
Capricorne est un caractériel, au tempérament vif et volontaire.
Astrologiquement, depuis Ptolémée [i] les définitions pour chaque Signe Astrologique donne des critères particuliers pour chacun d’eux.
Mais … à l’avènement de notre « cri »…alias Pierre, dans la profession… les données… il les a modifiés !
Considérant que … la rose aujourd’hui n’a plus grand chose de commun avec la rose originelle ! Pour l’évolution des individus… c’est itou…CQFD.
Mettant cette pensée novatrice en application, notre « cri » à reprit « les bases de données » de Ptolémée et les a « remastérisés » afin qu’ils s’adaptent à notre époque.
Ce qui donne pour un Capricorne … un caractériel, au tempérament vif et volontaire… infatigable… autoritaire, voire, despotique. Solitaire …il est né pour commander, pas pour obéir… !
Pour Ascendant Capricorne relisez ce qui vient d’être dit et, multipliez par deux le résultat.
S’il faut, ne retenir qu’un seul critère se sera… « Caractériel. » Donc… vous en avez 2 pour le prix d’un… !
Mais il est dit …par quelqu’un… « Pierre tu es pierre … et sur cette pierre, je bâtirais mon église… et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle… ! » Et ce type à eu raison, car, un Pierre, reste obstinément sur son idée, déterminer par lui.
Et de 3 pour tempérament caractériel… !
Il est né à Amnéville … d’obédience allemande. Et…, Amnéville en ce temps là… le langage usuel était encore allemand.
À Amnéville les gens étaient surnommés, « steinkopf » ce qui peut être traduit par « tête de pierre. »
Et de 4 pour tempérament caractériel… !
Dans Pierre Horn … nous avons…HORN… comme un certain cap…, qui lui a du caractère…non… !
Et de 5 pour tempérament caractériel…
On en ajoute un…avec le Signe du Tigre chinois… qui est un caractériel solitaire… !
Vous avez comprit que le « cri » ne va être facile à caresser, même dans le sens du poil… !
Chroniques en ce jour mémorable… surtout pour notre « cri » alias… Pierre … !
CHRONIQUE DU 14 Janvier 1939
Tous les 14 janvier … ou presque…vous aurez le droit à une petite chronique pour sonder le ciel au-dessus de la tête de Pierre.
Roger Tessier est un compositeur français né à Nantes le 14 janvier 1939. Il est membre fondateur de l'ensemble Itinéraire . ...
Benito Mussolini
Entre le 11 et le 14 | janvier | 1939, à Rome, il rencontre Chamberlain et le ministre britannique des Affaires étrangères Lord Halifax ...
14 janvier :, les chemises noires sont institutionnalisées par la ... le Royaume d'Italie : 14 | janvier | 1939 à Rome , rencontre de ...
Adolf Hitler (section Les succès et la conquête de l’Europe (1939-1940) )
l est chancelier du Reich le 30 janvier 1933, puis se fait plébiscite ... Le 2 janvier 1939, Hitler est élu Homme de l’année 1938 par le ...
Liste des U-Boots de la Seconde Guerre mondiale U-1 à U-250
U-39 IX A | 10 décembre 1938 | † 14 septembre 1939 | février 1939 | † 13 octobre 1939 | ... U-112 à U-115 XI B | Suspendu le 17 janvier 1939 | | ...
Gouvernement Raymond Poincaré (1) du 14 janvier 1912 au 21 janvier ... Albert Lebrun, président de : (réélu pour un 2ème mandat le 10 mai 1939) ...
Naissance de Pierre Horn en l’an de grâce du 14 janvier 1939 à 7 heures du matin dans la bonne ville d’Amnéville Moselle !
En faisant des recherches pour la chronique du 14 janvier de chaque année… je viens de découvrir pourquoi toute ma vie j’ai été un Citroëniste inconditionnel… !
Comme vous pouvez le constater… la « traction avant » est née ce mois là…et cette année là !!!
Découvrez les photos de la Salmson S4e Coupé 88 c 1939 à la réunion du mois de Janvier au Musée automobile Malartre

Atavisme et Origines.
Dans cet ouvrage
Au gré des idées …
Au fil des lignes…
Pierre écrit en son nom…
Ou fait intervenir un narrateur…
Quand cela lui convient !
Atavisme et Origines.
Commençons donc pour rendre crédible mon ouvrage par le commencement, c'est à dire, mes origines et le cheminement de ma vie d’aventurier qui me fait arriver par l'entremise de ce livre entre vos mains.
Mes origines sont difficiles à situer comme tous les "produits d'importation".
Côté paternel c'est malgré tout assez simple. Il était lorrain de par son père né sous l'occupation allemande … donc de nationalité allemande…dans les années 1870. Certains de mes oncles vivaient par ailleurs de l'autre côté du Rhin, et de ce fait…étaient allemand… !
Côté maternel ça se complique... ! Maman est née en Lorraine. Conséquence des amours d'un père hongrois ayant la double nationalité austro-hongroise, et d'une mère tchécoslovaque. Née en Roumanie, elle-même fille d’une mère née en Yougoslavie.
Mon grand-père maternel était venu en France pour créer une harmonie musicale. Détaché pour cela de l'orchestre de l'Empereur
François Joseph D’Autriche. Il était officier supérieur et compositeur, sous l'empire.
Ma grand-mère vivait, lorsqu'elle a rencontré son futur mari en Bohème, partie orientale de la Tchécoslovaquie, dont la frontière hongroise se trouve à environ quarante kilomètres de Vienne. Elle avait changé quatre fois de nationalité dans sa vie pérégrine.
Je suis né à Amnéville pas loin de Rombas et Hagondange, en Lorraine, le 14 janvier 1939 à 7 heures précises pour les Astrologues. J'avais donc un peu plus de cinq ans à la libération. Seulement il faut entendre par-là, la libération des Français, et non pas celle des Lorrains.
Pour beaucoup de Lorrains, l'exode, sous les bombardements alliés… commençait.
Nous avons en 1939 subit l'invasion allemande mais en ce temps là j'étais dans les langes et je ne peux rien en dire.
Par contre de nos fuites sous les bombes millésimées 1944/45 nous poussant inexorablement vers la frontière allemande, ça oui… je peux vous en narrer l'odyssée, j'étais aux premières loges.
Je me souviens des longs cortèges de chariots s'étirant sur les routes. Ces chariots à quatre roues typiques aux gens de l'Alsace lorraine.
Surchargés au début du voyage, vides à l'arrivée. L'arrivée c'était Altdorf près de Schweinfurt, entre Saarbrücken et Landau, en Allemagne. Nous y sommes restés environ un an.
Au début nous fûmes très mal accueillis mais comme nous parlions leur langue les habitants nous ont adoptés. D’autant que… mon père avait été enrôlé de force par l’armée allemande… début des années 1940 envoyé sur le front russe…il a même participé à la bataille de Stalingrad… !
Pour la petite histoire sachez qu'en Lorraine les gens avaient l'obligation de parler allemand sous l'occupation. Ceux qui étaient pris ou dénoncés à parler le français étaient directement et sans autre forme de procès envoyés en Allemagne ! C’est une raison valable pour comprendre que jusqu'à l'âge de six ans ma langue maternelle fut celle de nos cousins germains.
La libération se fit pour nous le jour où dans notre petite commune allemande arrivèrent les soldats français. Je me souviens des bombardements et des fermes incendiées.
De nos nuits brusquement interrompues par les sirènes, qui nous faisaient plonger dans les caves, “ ça marque l'enfance ces trucs là ”.
La peur et le besoin de se rassurer entre nous au fond d'un trou provoquent certainement un état de choc mettant en alerte nos centres réceptifs. A ce moment je devenais peut être Médium sans le savoir !
Ce fut le retour vers la terre promise. Mais horreur ! Lorsque nous arrivâmes devant la maison louée par mes parents avant l'exode, comme dans la fable, “ une belette y avait logé ses pénates ”. Impossible de la faire déguerpire, puisque c'était le propriétaire.
Et pour comble de joie le salon de coiffure que tenaient mes parents avait explosé sous l’effet des bombes… !
L’après guerre pour nous comme pour beaucoup d'autres, continuait.
Mes parents me confièrent en pension chez une vieille tante à Richmond près de Rombas. J'y restais quelques mois. Mes parents vinrent me rechercher pour m'installer (inconfortablement) dans une maison à moitié détruite où seul le premier étage était habitable.
C'était à Jalons les Vignes près de Chalons sur Marne. Dans cette bourgade je fis mes premières armes, (à l'école).
Environ un an plus tard, nous nous installâmes dans la commune voisine à Matougues, sise à 2 km plus loin.
La maison était plus confortable mais les denrées toujours aussi parcimonieuses. Nous y restâmes une bonne année et puis, "fuuit", comme les petits oiseaux ce fût encore l'émigration.
Cette fois c'était la ville, environ dix mille habitants. Je devais avoir à peu près huit ans. Je restais dans cette bonne ville de Château-Thierry (ville natale de Jean de la Fontaine) jusqu'à quatorze ans, un bail !
La vie continuait dans les affres des manquements en tout genre. J’y fis en grandissant un premier bilan sur ma vie si jeune et riche en événements, sur la tour du vieux château mes jours de rare liberté. ANDROGYNE
Quand les flocons de neige
Brûlots incandescents
Tapissent la campagne
Sous les rayons ardents.
A Dieu s’en va ma peine
Mon âme triste sonnant
Les heures qui s’égrènent
Cheminent au firmament.
Sous un ciel noir d’ébène
La cheminée fumant
Des trésors des merveilles
De l’âtre moribond.
Dans cette froidure extrême
Le souffle du Levant
Ranime mon corps Amen
Nécrose du vent d’Autant.
Dans ce décor pervers
D’où s’envole ma peine
Un trait de pinceau vert
Me déchire l’Hymen.
Enfant du Ciel et de la Terre
De mon corps je pagine
Caressant Pen et Ovaires
Je suis Dieu Androgyne.
1993 Paris Pierre Horn
J’ai été jeté dans cet Univers dont on ne m’a pas expliqué le langage… tel l’autodidacte que je suis, j’ai dû apprendre seul à en déchiffrer le Code…
Aussi bien dans son verbiage incohérent, son injustice… ses promesses non tenues.
Seul… le courage et une bonne constitution m’ont soutenu… !
Pierre Horn
Depuis la guerre … l’exode… le retour pitoyable…ça promettait… et le ciel sombre au-dessus de ma tête ne s’est pas éclairci… en ce temps on ne disait pas encore… « In schalla! »
La vie (mon enfance) continuait dans les affres des manquements en tout genre.
Mes deux sœurs et mon frère aîné quittèrent le toit familial (ce qui était normal) puisqu'ils étaient en âge de travailler, c'était dans la logique des choses, moins cependant que la fuite de mon père qui nous laissait sans rien.
En faisant les comptes nous restions solides au poste, liés par le même problème financier, ma mère… moi avec mes onze ans… mes deux sœurs de sept et cinq ans, et le dernier-né qui devait souffler sa première bougie.
Ce fut une période difficile. C'est moi Pierrot qui devait m'occuper des petits pendant mes heures de liberté, c'est à dire toujours.
C'est moi Pierrot, qui allait chercher le charbon et le montait au troisième étage, qui allait faire les courses sans argent. Qui allait pendant les vacances scolaires aux champs à quatre heures du matin pour récupérer un peu d'argent en cueillant selon la saison, les petits pois ou les haricots ou, ramasser les pommes de terre etc.
Sans oublier l'école, les sapins de Noël (sans cadeaux). Et pendant ce temps là... maman passait ses nuits à faire des tricots, car "bonjour" les aides sociales et les pensions de femmes isolées en ce temps là.
Je me souviens parfaitement des rares instants ou je pouvais m'allonger sur l'herbe, sur la plus haute tour du vieux château, regardant les nuages courir dans le ciel, essayant d'y décrypter des signes avant coureurs de ma réussite… !
Ce qui me rappelle une phrase entendue bien longtemps je ne sais où « parti de rien il sombra bientôt dans la misère » la blague… ! Mais j'ajoute, grâce à sa bonne étoile le petit Pierre vécu une multitude d'aventures… passa à travers tous les écueils se disant qu'en fait, le paradis était en parti sur terre lorsqu'on a une santé à toute épreuve.
Tout le monde ne devient pas non plus après des recommencements innombrables un authentique philosophe, doublé d'un philanthrope, ce que moi je suis devenu… !
Ce n'est pas une autobiographie complète mais voici encore quelques éléments déclencheurs probables de ma vocation.
Je crus, lorsque je quittais l'école et le home familial à quatorze ans, aller droit sur la liberté et la réussite. La seule chose qui soit vraie, est que je ne suis jamais retourné vivre avec ma mère et les enfants.
J'ai quitté ce que je pensais être un bagne avec la naïveté de ma juvénilité, pour me retrouver sur une galère. Depuis ce temps, « je rame… !»
C'est dans cette période de solitude et de difficultés, que mon esprit construisis au travers de mon imagination, un paradis sur terre.
…Jeté en pâture dans le système des bœufs clonés…
Entre réussites éphémères…
Et plantages par naïveté…
Extrémiste en Tout… !
Pour un bilan final pas si mal…comparé à d’autres…
Atypique sera le mot utilisé souvent pour me définir…
Je revendique in fine ce mot Inaccoutumé…
Je dirais même… ce terme rare… ad vitam aeternam… !
Pierre Horn
Porte de Vincennes an de grâce 1986
Le Sergent l’avait conduit dans la pièce lui demandant de bien vouloir s’asseoir et d’attendre tranquillement, « ce ne sera pas long ! » avait-il ajouté !
Pierre regarda sa montre, il était 18 heures, cela faisait plus d’une heure qu’il patientait et il se demandait si on ne l’avait pas oublié. Il avait regardé maintes fois autour de lui et connaissait la pièce par cœur.
En fait, hormis le cadre où prônait un légionnaire apparemment fier de l’être, les murs d’un jaune délavé étaient vierges de toute inscription ou représentation graphique. Le parquet, datant de Mathusalem, magnifiquement ciré essayait de renvoyer un peu la luminescence d’une ampoule blafarde qui pendait au bout d’un fil noir. Une petite table sur laquelle Pierre se retenait d’y poser les coudes était dans cette lugubre petite salle. Le seul mobilier avec deux chaises d’un autre âge et sur l’une desquelles Pierre avait posé ses fesses avec timidité !
Plongé dans ses réflexions il fut surpris de l’arrivée intempestive de l’officier qui entra sans même avoir frappé à la porte comme un inspecteur qui aurait voulu le surprendre en flagrant délit de l’on ne sait quoi !
Pierre se leva d’un bond comme si l’intrusion de l’homme venait lui annoncer qu’une charge explosive était placée sous son siège !
Le légionnaire s'assit en face de Pierre et demanda sans ambages ce qu’il voulait. Il lui répondit timidement, « m‘engager ! »
- Vous avez quel âge ?
dix sept ans.
- Pourquoi voulez-vous vous engager dans la légion ?
- vous avez tué ?
- non !
- volé ?
- non !
- Expliquant sa vie, Pierre termina en lui disant qu’il n'en attendait plus rien et… comme il n'avait pas le courage de se suicider, il préférait s'engager, au moins dit-il, « je servirai la France. »
- Vous savez, lui dit-il, que je ne peux pas vous prendre car vous êtes trop jeune.
Non… ! affirma Pierre avec une certaine assurance, « je me suis renseigné à la gendarmerie et il m’a été dit qu'avec un papier signé de mon père et légalisé par le maire, je pouvais m'engager dans la légion étrangère à partir de seize ans, et j’en ai 17. »
- Pierre brandit sous le nez de l’officier le document que celui-ci lut en diagonale.
Sur son visage sembla passer une légère brume comme lorsque la mer s’enfonce dans la nuit. Il regarda Pierre dans les yeux l’atteignant douloureusement au fond de l’âme !
Il dit avec une irritation à peine contenue; « vous irez à la gendarmerie et vous leur rapporterez que ce ne sont que des imbéciles ! »
- Pierre sous le choc de cette réponse qu’il n’avait en aucun cas envisagé regarda le militaire comme dans un brouillard, les yeux embués.
- L’officier se rendit compte immédiatement qu’il n’avait pas devant lui un légionnaire confirmé…mais un adolescent ! Son courroux se transforma instantanément faisant place à un visage jovial et rassurant. Il dit à Pierre en souriant paternellement, « sur mon honneur, je vous le promets, si vous êtes toujours dans le même état d’esprit dans six mois, je vous engage ! »
Bien plus tard Pierre compris la pensée voilée de l’officier, on n’envoie pas un enfant de 17 ans au « casse-pipe ! »
Pierre sortit du fort de Vincennes, siège de la légion, le cœur meurtri.
Les lampadaires faisaient scintiller autour de leur ampoule les gouttes de pluie comme un essaim d’abeilles habillées d’or. Pierre, lui, ne prêtait pas attention à cette fantasmagorie merveilleuse que, seule, la nature peut offrir aux passants.
D’ailleurs, il regardait toujours devant lui s’étant convaincu une fois pour toutes qu’il n’était pas physionomiste.
Il avait treize ans, un jour où, attendant son train dans une salle d’attente, il se dirigea vers une dame le sourire aux lèvres, prenant délibérément la main de celle-ci en ajoutant gaiement : « Bonjour madame x, cela fait un bon bout de temps que l’on ne s’est vu, vous prenez le train pour… ? »
La brave femme, âgée déjà et retraitée sûrement, l’interrompit avec un sourire amusé et lui dit : « Tu es bien gentil mon garçon mais tu te trompes de personne, je ne te connais pas… ! » Il rougit et sentit ses joues brûlantes comme un fer igné par les braises de la forge que l’artisan tient d’une main au bout des pinces et le
marteau de l’autre s’apprêtant, sans plus attendre, à le poser sur l’enclume afin de le pilonner pour lui donner la forme idoine.
Il ne revint pas s’asseoir sur le banc, traversa la salle des pas-perdus et se dirigea vers le quai numéro 2, celui qui recevait l’express « Paris-Strasbourg. »
L’air le ragaillardit, il reprit ses esprits et se jura que dorénavant lorsqu’il marcherait dans la rue il regarderait ses chaussures, les vitrines ou encore la couleur du ciel. Depuis ce jour fameux, même ses connaissances, voire ses enfants qu’ils frôlent dans la rue sont obligés de l’interpeller pour se faire remarquer !
…En sortant de la caserne il se sentait vidé. Non seulement par le voyage qui l’avait amené de Château-Thierry au fort de Vincennes, mais aussi à cause de son jeûne prolongé. Depuis cinq heures du matin où il avait ingurgité sur le pouce un café et un morceau de pain il n’avait rien avalé. Non pas qu’il n’eût pas le temps de prendre un sandwich entre la gare, le métro et le fort, mais la précarité était sa compagne depuis quelques mois et il ne fallait pas être Devin pour le lire sur son visage amaigri et son allure évanescente ! Le refus du légionnaire ayant fini de l’abattre psychologiquement…
Il marchait d’un pas lourd comme si ses semelles étaient plombées, traînant son désarroi sur son dos comme le Christ devait porter sa croix !Soudain la réalité lui frappa le visage au détour d’une giboulée glacée de ce début de mars. S’il loupait le train de 20 heures il lui faudrait attendre jusqu’à 23 heures pour prendre le suivant et dernier pour rentrer au bercail.
C’était comme cela qu’il avait coutume d’appeler le logement que sa mère lui avait laissé puisqu’elle, maintenant, était aux gages chez un professeur parisien.